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Anasillage vous convie sur un chemin de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 7 : « Desesperanzan vuelta y resignacion».

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit de ce recueil de légendes.  Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41 ; 4/J+45 ; 5/J+51 ; 6/J+55.

Chapitre 7 : « Desesperanzan vuelta y resignacion» : « Désespérance et résignation ».

Volví inúmeras veces sobre mis pasos desesperado, intentando alejarme del putrefacto animal y del pueblo maldito, pero siempre terminaba en el mismo lugar y volvía a cualquiera de los irremediable vuelta eran las endemoniadas tierras de sangre.

Je retournais à des temps indicibles, désespéré, en essayant d’éviter l’animal pourri et le peuple maudit, mais toujours j’aboutissais au même endroit et retournais en arrière irrémédiablement où étaient les terres démoniaques de sang.

Cuando perdí toda esperanza de salvación bajé al pueblo con el paso cansado, la gente me miraba con pena y tristeza, pues seguramente mis penurias les recordaban las suyas propias.

J’avais perdu tout espoir de salut et fatigué, je descendais vers le peuple, les gens me regardaient avec pitié et tristesse car mes difficultés leur rappelaient les leurs.

Cuando llegué al pueblo Anselmo vino nuevamente a encontrarse conmigo.

– Ya te convenciste que es imposible salir de aqui?

– Si, le respondi con amargura.

– Descansa, tu viaje fue arduo y penoso. Instálate en tu casa, mañana comenzaras a trabajar.

Quand j’arrivais chez le peuple, Anselmo vint à ma rencontre une nouvelle fois.

– Maintenant, vous êtes convaincu qu’il est impossible de sortir d’ici?

– Oui, répondis-je amèrement.

– Reposez-vous, votre voyage a été pénible et douloureux. Pensez à dormir dans la maison, demain vous commencerez à travailler.

Me fui arrastrando los pies por el pequeño y triste camino de tierra, el cual sería con certeza el último que recorrería en mi vida. Finalmente llegué a la que habria de ser mi última morada. Abrí la puerta y me tiré sobre el cuero de oveja llorando. Solo después de mucho tiempo quedé dormido por el cansancio.

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Triste, je pris la petite route de terre, ce qui serait certainement la dernière de ma vie. J’arrivais enfin à ce qui devait être mon dernier repos. J’ouvrais la porte et me jetais sur la peau de mouton en pleurant. Seulement après une longue période je m’endormais de fatigue.

Desperté sobresaltado en medio de la noche y encendí la linterna para poder ver mejor, buscada algo en el cuarto sin saber qué cuando encontré una vela hacha de grasa animal. Al tocar la textura del pabilo noté que estaba hecho de lana, seguramente de llama u oveja, pues en ese lugar no había comodidades ni productos modernos de ningún tipo. Recordé que no tendría accesos a pilas, asi que los minutos que le quedaban a la linterna eran preciosos.

Je me réveillais en sursaut au milieu de la nuit et j’allumais la lampe de poche pour mieux voir, je cherchais quelque chose dans la chambre ne sachant pas quoi quand je trouvais une bougie faite de graisse animale. En touchant la texture du poil je remarquais qu’elle était faite de laine, probablement de lama ou de mouton, car à cet endroit aucun confort ou produits moderne de n’importe quelle nature. Je me souvins que je n’avais pas de piles, de sorte que les minutes qu’il me restait de la lampe de poche étaient précieuses.

Rápidamente busqué unos fósforos en la mochila y encendí la vela, luego la coloqué en lo alto, sobre un tronco que servía de soporte al techo. observé detenidamente el lugar mientras apagaba la linterna, todo aquello era bastante primitivo, los únicos productos modernos eran los que traía conmigo. Tendría que arreglármelas con lo que pudiera sacarle a la tierra.

Rapidement je cherchais des allumettes dans le sac à dos et j’allumais la bougie, je la plaçais en hauteur, sur un tronc qui supportait le toit. J’observais attentivement l’endroit dans les moindres recoins avec la lanterne, tout était assez primitif, les seuls éléments modernes étaient ceux que j’avais apportés avec moi. J’avais à faire avec ce qui pouvait servir à travailler la terre.

No es que antes no hubiera visto a gente vivir en las mismas condiciones en el campo, sino que al verlas nunca pensé que tendría que vivir aquella vida de sacrificios. Ahora me encontraba allí, con la certeza de que esas dificultades serían lo de menos en lo que me restaba de vida.

Auparavant les gens vivaient dans les mêmes conditions ici, mais je n’avais jamais pensé que je devrais vivre cette vie de sacrifices. Maintenant je me retrouvais ici, avec la certitude que ces difficultés étaient ce qui me restait dans ma vie.

Ya que no tenía nada más que hacer arreglé la casa de manera que me fuera práctica, disponiéndola lo mejor que pude. En una esquina, próxima a la puerta de salida al patio, se encontraba la cocina. Estaba hecha de barro, con dos grandes orificios en la parte superior, los cuales seguramente servían para colocar las dos ollitas de barro que se encontraban al lado. En la parte frontal tenía dos aberturas para colocar leña o taquia apiladas junto a las ollas. Al otro lado de la cocina una gran piedra plana hacía las veces de batán, y había también un moroco para triturar los alimentos.

Comme je n’avais rien d’autre à faire je réparais la maison de sorte qu’elle soit pratique et je l’arrangeais comme je pouvais. Dans un coin, près de la porte et de la terrasse, il y avait la cuisine. Elle était faite d’argile, avec deux grands trous dans la partie supérieure, ce qui probablement servait à mettre les deux pots en argile qui étaient sur le côté. En face il y avait deux ouvertures pour placer les taquia (excréments secs de moutons) empilés avec des pots. De l’autre côté de la cuisine une grande pierre servait de batán (foulon) et il y avait aussi un moroco (pilon) pour écraser les aliments.

Hacía un frío terrible y tuve que encender la cocina para calentarme. Tomé un poco de leña, le prendí fuego con la vela y la eché dentro de la cocina de barro. Esto calentó un poco el ambiente.

Il faisait très froid et j’allumais le feu pour me réchauffer. Je pris un peu de bois, je mis le feu avec une bougie et j’y jetais de la terre de la cuisine. L’ambiance était un peu réchauffée.

Ya reconfortado me senté cerca de otro objeto de barro en medio de la habitación. Era una pequeña elevación rectangular de unos cuarenta centímetros de alto. Seguramente servía de mesa, pues tenía encima un plato de barro, un cuchillo rustico y una cuchara de palo. Pensé que esa improvisada mesa me sería de utilidad para otras actividades además de comer, como por ejemplo escribir.

Je me réconfortais et me rapprochais d’un autre objet d’argile au milieu de la pièce. C’était une petite élévation rectangulaire d’environ quarante centimètres de haut. Certainement qu’il servait de table, il y avait dessus un plat en argile, un couteau rustique et une cuillère de bois. Je pensais que cette table improvisée me serait utile pour mes activités en dehors de manger, comme pour l’écriture.

De la otra pared colgaban tres cestas de paja, una con chuño mohoso, otra con papas podridas y la última con quinua infestada de gorgojos. Fui hasta el enorme cántaro de agua en el patio, pero se encontraba vacío. Volví a la habitación. Lo único que restaba era el lecho de paja, junto a ella la mochila y nada más. Por lo visto no había mucho que organizar, pero aun así decidi arreglarlo todo a mi gusto, pues tal vez me quedaría allí por mucho tiempo.

Sur L’autre mur étaient suspendus trois paniers de paille, un avec des chuño (pommes de terre) pourries, la dernière aves du quinoa infestée de charançons. J’allais jusqu’à l’énorme cruche d’eau dans la cour, mais elle était vide. Je retournais dans la maison. Tout ce qui restait était la paille de lit à côté du sac et rien de plus. Apparemment, il y avait beaucoup à faire, d’arranger à mon goût, car cette fois je devais rester là pour longtemps.

Mientras arreglaba las cosas noté un leve resoplido en las afueras. Al principio atribuí el ruido al viento, pero después aumentó en intensidad, pareciendo dominado por un ente inteligente que giraba dando vueltas a la casa. El sonido se hizo cada vez más fuerte y me daba la impresión de que seres malignos volaban fuera de la casa, esperando el momento preciso para atacar. Me llené de pavor e inmediatamente apagué la vela, refugiándome como un niño en el camastro y cubriendo mi cara con el phullu mientras rezaba.

Tout en rangeant les choses je remarquais un léger soufflement. Au début, j’attribuais le bruit au vent, mais il augmentait en intensité semblant être conduit par une entité intelligente qui encerclait la maison. Le bruit se fit plus fort et me donnait l’impression que les êtres maléfiques volaient en dehors de la maison en attendant le moment propice pour frapper. Je fus rempli d’effroi et immédiatement éteignais la bougie, me réfugiant comme un enfant dans le lit je couvrais mon visage avec le phullu (tissu coloré) et je priais.

Después de unos instantes los seres voladores parecieron acercarse cada vez más, y al fin penetraron en la casa revoloteando alrededor de la cama, amenazantes y ominosos. Sentí cuando se posaron en el suelo y caminaron acercándose cada vez más a mi camastro. No podía atreverme a mirar y cubría los ojos con las manos, esperando la muerte y deseando ver a mi hija por última vez.

Après quelques instants, les créatures volantes plus nombreuses entrèrent dans la maison volant autour du lit, menaçantes et sinistres. Je sentais qu’elles se posaient sur le sol et marchaient de plus en plus près de ma couchette. Je n’osais pas regarder et je me couvrais les yeux avec mes mains en attendant la mort et souhaitais revoir ma fille pour la dernière fois.

Senti como llegaron al pie de la cama y arrancaron la improvisada frazada de mi cuerpo, entonces comenzaron a golpearme con cientos de pequeñas manos huesudas y a respirar infernalmente sobre mi rostro. Fue lo más aterrador que me había sucedido en la vida.

Je sentais qu’elles atteignaient le pied du lit et déchiraient la couverture de fortune de mon corps, puis elles commencèrent à me battre avec des centaines de petites mains osseuses et l’enfer soufflait sur mon visage. Ce fut la chose la plus effrayante qu’il m’était arrivé dans ma vie.

No sé cuánto tiempo pasó, pero tuvo que terminar en algún momento. Cuando el infernal sonido de aleteos cesó abrí los ojos y vi todos los objetos de la casa destrozados y desordenados, después de eso me puse a llorar nuevamente y no pude dormir más.

Je ne sais combien de temps cela dura, mais cela a pris fin à un moment. Quand le bruit infernal de battement s’arrêta j’ouvris les yeux et vis tous les objets de la maison détruits et saccagés, ensuite je me mis à pleurer de nouveau et je ne pus dormir.

A suivre chapitre 8 : « La yawar Simi ».

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

 

 

 

 

 

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