Anasillage, Mille Routes et Ricochets vous convie dans un monde de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 16 : « Dónde esta mi panza? », « Où est mon ventre? »

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit dans ce recueil de légendes. Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41 ; 4/J+45 ; 5/J+51 ; 6/J+55 ; 7/8 août ; 8/12 août ; 9/15 août ; 10/17 août ; 11/22 août ; 12/29 août ; 13/3 septembre ; 14/6 septembre ; 15/12 septembre :

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 Chapitre 16 : « Dónde esta mi panza? », « Où est mon ventre? »
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Llevamos al hombre al pueblo y lo dejamos al cuidado de doña Liuca, quien por lo menos de esta manera dejaría de sentirse tan sola y triste por la pérdida de su hiho. Curamos y vendamos a Pablito lo mejor que pudimos, tomando en cuenta que no había mucho material hospitalario de donde escoger.
 Nous emmenions l’homme au village et le laissions aux soins de doña Liuca, qui au moins, de cette façon, cesserait de se sentir seule et triste pour la perte de son fils. Nous avions soigné et pensé Pablito du mieux possible, en tenant compte du fait qu’il n’y avait pas beaucoup de matériel hospitalier pour faire son choix.
Al terminar la curación salimos de casa de Liuca y en el camino uno de los campesinos dijo que era un desperdicio hacer todo eso.
– Por qué es un desperdicio? -pregunté.
– Es que el khari-khari es venenoso, se va a morir de cualquier manera, lentamente y con dolor.
 À la fin des soins, nous quittions la maison de doña Liuca et, sur le chemin, l’un des paysans dit que c’était un gaspillage de faire tout cela.
 
– Pourquoi est-ce un gaspillage? -Demandais-je.
 
– C’est que le khari-khari (le nain follet) est toxique, il va mourir de toute manière, lentement et en souffrant.
Bajé la cabeza y fui a descansar a mi casa, no quería pensar en esa desgracia más. De cualquier manera el muchacho estaba perdido, sin piernas no habría nada que pudiera hacer para sobrevivir en tan nefasto lugar. Yo me empeñaba en olvidar todo eso t reponer fuerzas, alejar los malos pensamientos de mi cabeza, pues la desesperanza era el peor enemigo.
 Je baissais la tête et j’allais me reposer chez moi, je ne voulais plus penser à ce malheur. Quoi qu’il en soit, le garçon était perdu, sans jambes il n’y avait rien à faire pour qu’il survive dans un endroit autant néfaste. J’étais déterminé à oublier tout cela, à récupérer mes forces, à chasser les mauvaises pensées de ma tête, car le désespoir était le pire ennemi.
Antes de anochecer arreglé algunas cosas en casa y me metí en cama temprano, sin embargo esa noche fue aciaga, me sentía amargado por la muerte del campesino y no pude dormir. En medio de la oscuridad sentí algo ululando por los aires.
 Avant la tombée de la nuit, je rassemblais certaines choses à la maison et je me couchais tôt, mais cette nuit j’étais triste, j’étais amer à cause de la mort du paysan et je ne pouvais pas dormir. Dans l’obscurité, je ressentais quelque chose en hauteur dans l’air.
Me puse en guardia inmediatamente y salí armado con el moroco del batán en las manos, otee el cielo en busca de la nueva aparición pero nada. Volví a casa e intenté dormir sin resultados.
 Je me mettais immédiatement en garde et je m’armais avec le maillet du moulin à foulon, j’écoutais le ciel dans attente d’une nouvelle apparition, mais rien. Je rentrais dans la maison et j’essayais de dormir sans résultat.
A la mañana me levanté muy cansado y con dolores de espalda, los ojos me ardían. Quise tomar un poco de leche pero estaba amarga. No es que los alimentos en Yawar Pampa fuesen de la mejor calidad, pues distaban mucho de aquello, pero por lo menos eran comibles. La leche en cambio estaba intomable.
 Le matin, je me levais très fatigué avec des douleurs au dos, mes yeux brûlaient. Je voulais boire du lait mais il était amer. Non pas que les aliments de Yawar Pampa soient de mauvaise qualité, car ils étaient éloignés de là, mais au moins ils étaient comestibles. Le lait en échange était intolérable.
Busqué un poco de pan de cebada pero curiosamente estaba mohoso. Pensé entonces en hacerme un poco de chuño cocido y fui a buscarlo en la cesta donde lo guardaba, pero para mi sorpresa estaba podrido. Con todo aquello me puse ansioso y fui corriendo a revisar el cántaro donde tenía un poco de charque, pero lo encontré agusanado y en avanzado estado de putrefacción.
 Je cherchais du pain d’orge, mais curieusement il était moisi. Ensuite, je pensais faire cuire quelques chuño (pommes de terre déshydratées) et je les cherchais dans le panier où je les conservais, mais à ma surprise, elles étaient pourries. Avec tout cela, j’étais anxieux et je courais vérifier le pot où j’avais un peu de charque (viande de lama déshydratée), mais je le trouvais véreux dans un état avancé de décomposition.
Salí de la casa asustado, no podía ser coincidencia que todos mis alimentos se hubieran podrido al mismo tiempo, tenía que ser una más de las maldiciones del lugar. Fui a la casa contigua a preguntar si había sucedido algo similar, pero antes de que tocara la puerta Doña Liuca salió a las calles gritando con desesperación : « MIQALA¡« 
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Je sortais de la maison, effrayé, ce ne pouvait pas être une coïncidence le fait que toute ma nourriture ait pourri en même temps, il devait s’agir d’une autre des malédictions de l’endroit. J’allais à la maison voisine demander si quelque chose de semblable était arrivé, mais avant d’avoir frappé à la porte, dame Liuca sortait dans la rue en criant : « MIQALA¡« 
Había leído algo sobre la miqala en mis clases de antropología peo no mucho. Se suponía que era una deforme bruja andina, cuyo paso por una determinada región provocaba insomnio, putrefacción de los alimentos y abortos en las embarazadas.
 J’avais lu peu de choses sur le miqala (sorcière à la face du crapaud, aux pattes de condor) dans mes cours d’anthropologie. Elle était censée être une sorcière andine déformée, dont le passage à travers une certaine région provoquait une insomnie, une pénurie alimentaire et des avortements chez les femmes enceintes. 
Era bastante similar en cuanto a sus efectos a la bruja asiática Baba Yaga, de quien se dice que su paso provoca la muerte del ganado, aborto de mujeres embarazadas, terremotos y derrumbes de iglesias. En cuanto a estos aspectos la miqala era menos nefasta, por lo que no me pareció tema de tanto alboroto, tan solo debíamos esperar que se marchara y problema resuelto.
 Les effets étaient assez semblables à ceux de la sorcière asiatique Baba Yaga (sorcière d’origine européenne de forte corpulence qui apporte le désastre), dont le passage entraînait la mort du bétail, l’avortement des femmes enceintes, les tremblements de terre et les effondrements des églises. En ce qui concerne ces aspects, le miqala était moins nocif, c’est pourquoi je ne devais pas autant m’agiter, il fallait attendre pour être en mesure de résoudre le problème.
 
Tras un breve momento todo el menguado pueblo de Yawar Pampa se encontraba en el centro de la aldea con la misma noticia, la comida en sus mesas estaba podrida.
 Après un bref moment, tous les habitants de Yawar Pampa (Terre de sang) étaient au centre du village avec les mêmes nouvelles, la nourriture sur les tables était pourrie.
Les hablé con la intención de tranquilizarlos, les dije que únicamente debíamos esperar que la miqala se marchara para que todo volviera a la normalidad.
– Esperemos a que la bruja se canse y se vaya del pueblo -dije.
 Je parlais avec l’intention de les rassurer, je leur disais que nous devions attendre que le miqala parte pour que tout redevienne normal.
 
– Attendons que la sorcière soit fatiguée et quitte la ville, -dis-je.
Entre los allí presentes se encontraba don Genaro, quien hizo un mohín de desprecio y comenzó a reír con burla.
Kanka, piensas que la miqala se va a ir así nomás? Esto es Yawar Pampa, la bruja no se marchara hasta que muramos todos de hambre o hasta que le demos un sacrificio humano.
– Un sacrificio humano? -pregunté sin creer en lo que escuchaba.
– Sí, un sacrificio humano para saciar su hambre, el cual debe ser ofrecido con una qhoa de mesa negra en la mala hora.
– NOOO¡ -Grité con furia- No permitiré que nadie sea sacrificado. Una cosa es que estas bestias nos masacren, pero otra muy distinta es que nos matemos entre nosotros como animales. Somos seres humanos, debemos mantenernos firmes en eso, debemos respetar la vida humana de cualquier manera.
– Bueno -respondió genaro- entonces moriremos todos de hambre.
 Parmi ceux qui étaient présents, Don Genaro, méprisant, se mit à rire en se moquant.
 
Kanka (fou), vous pensez que le miqala va partir comme ça. C’est Yawar Pampa, la sorcière ne partira pas avant que nous ne mourrions tous de faim ou jusqu’à ce que nous lui fassions un sacrifice humain.
 
– Un sacrifice humain? -demandais-je, je ne croyais pas ce que j’entendais.
 
– Oui, un sacrifice humain pour satisfaire sa faim, il doit être offert sur une table noire avec la qhoa (plante pour rituel) à la mauvaise heure.
 
– NONN¡ Je criais de fureur. Je ne permettrais pas qu’une personne soit sacrifiée. C’est une chose pour ces bêtes de nous abattre, mais il est tout autre chose de nous tuer comme des animaux. Nous sommes des êtres humains, nous devons nous soutenir, nous devons respecter la vie humaine de quelque façon que ce soit.
 
– Eh bien, dit Genaro, alors nous allons tous mourir de faim.
Dio media vuelta marchándose a su casa, mientras los que quedaban murmuraban entre sí, mirando desconfiados.
– Vamos todos a trabajar. Con la comida que recojamos comeremos bien en el almuerzo y solo cosecharemos lo que sea necesario para comer en ese instante.
 Il s’en est allé en marchant vers sa maison, tandis que les autres murmuraient entre eux, le regard suspicieux.
 
– Allons tous travailler. Avec la nourriture recueillie nous mangerons au déjeuner et ne récolterons que ce dont nous avons besoin pour le moment.
Fuimos a los sembradíos, me acerqué a la plantación de cebada y arranqué un manajo de espigas. En cuanto fueron cortadas comenzaron a podrirse. Tomé otro manojo y me lo llevé inmediatamente a la boca, pero tuve que escupirlo porque se pudrió en el acto. Nuevamente intenté masticar la cebada directamente de la planta, pero en cuanto la mordía se podría. Fui corriendo hacia el corral e intenté beber leche directamente de las ubres de un animal, pero esta se agriaba en cuanto tocaba mi boca. Gracias a Dios el agua del arroyo se encontraba como siempre, con ese perenne sabor a sangre pero potable. Por lo menos tendríamos agua para beber, pero esto solo alargaría más la agonía.
Nous allions dans les champs, je m’approchais de la plantation d’orges et je coupais une poignée d’orges. Dès qu’ils étaient coupés ils commençaient à pourrir. Je prenais une autre poignée d’orges et la mettais aussitôt à la bouche, mais je devais la recracher car elle pourrissait sur place. Encore une fois, j’essayais de mâcher l’orge directement sur la plante, mais aussitôt que je mordais elle pourrissait. Je courrais vers le bétail et j’essayais de boire du lait directement aux mamelles d’un animal, mais celui-ci était amer dès qu’il touchait la bouche. Dieu merci, l’eau dans le ruisseau était comme à l’accoutumée, avec ce goût perpétuel de sang mais potable. Au moins, nous aurions de l’eau, mais cela ne ferait que rallonger l’agonie.
También fui a los cultivos de habas y papa, pero en cuanto me colocaba el alimento en la boca se podría irremediablemente. No pude más con la impotencia y lancé una papa podrida al cielo y me marché desesperado. No podíamos hacer nada, y como un prodigio destinado a hacernos más miserables, las malas hierbas y las garrapatas de los animales desaparecieron.
– Vayan a sus casas -dije- no hay nada que hacer por ahora. En cuanto piense en algo los llamaré.
J’allais aussi dans les champs de haricots et de pommes de terre, mais dès que je mettais la nourriture dans ma bouche elle pourrissait immédiatement, cela était désespérant. Je n’en pouvais davantage et je lançais une pomme de terre pourrie au ciel, et je m’abandonnais au désespoir. Nous ne pouvions rien faire, et comme un prodige destiné à nous rendre encore plus misérables, les mauvaises herbes et les tiques des animaux avaient disparu.
Volví a casa sin saber qué hacer. La falta de comida retrasaría en mucho mis planes de fuga. Comencé a pensar que tal vez sería necesario sacrificar a alguien, pero inmediatamente disipé esa maligna idea de mi mente.
Je rentrais à la maison ne sachant que faire. Le manque de nourriture retardait mes plans de fuite. Je commençais à penser qu’il pouvait être nécessaire de sacrifier quelqu’un, mais je chassais immédiatement cette mauvaise idée de mon esprit.  
Me encerré en el cuarto e intenté no pensar en el hambre, pero tras dos días de claustro sin comer absolutamente nada comencé a desesperarme y flaquear. El hambre hizo que intentara comer algo del pan mohoso, pero este me enfermó terriblemente y vomité.
Je m’enfermais dans la maison et j’essayais de ne pas penser à la faim, mais après deux jours d’enfermement sans rien manger, je commençais à être au désespoir et je fléchissais. La faim m’avait fait manger du pain moisi mais j’avais été malade et j’avais vomi.
Me encontraba desesperado y sin saber qué hacer, hasta que vi los conejillos en el patio y una idea macabra cruzó mi mente. Si no hubiera estado obnubilado por el hambre nunca la habría llevado a cabo, pero tal como estaba, lo hice.
J’étais désespéré et je ne savais pas quoi faire, jusqu’à ce que je vois les cochons d’Inde dans la cour, et une idée macabre me traversa l’esprit. Si je n’avais pas été aveuglé par la faim, je ne l’aurais pas fait, mais comme je l’étais, je le faisais.
Tomé a un animal en mis manos y lo sujeté con fuerza para que no huyera, parecía que el conejo adivinaba mis horrendos pensamientos… Le di una última mirada, cerré los ojos y lo mordí como un carnívoro salvaje, mientras en cuy chillaba de dolor. Aun así y para mi desgracia, la carne se podría una vez que se desprendía del cuerpo del animal. Vi el cuerpecito ensangrentado y sin vida del pobre roedor en mis manos, entonces comprendí mis actos en toda su magnitud y me puse a llorar.
Je prenais un animal dans mes mains et le maintenais serré pour qu’il ne fuit pas, il semblait que le lapin devenait mes horribles pensées… Je lui lançais un dernier regard, je fermais les yeux et le mordais comme un carnivore sauvage alors qu’il hurlait de douleur. Mais comble de malheur la chair pourrissait une fois qu’elle était détachée du corps de l’animal. Je regardais le corps du pauvre petit rongeur ensanglanté dans mes mains, puis je comprenais mes actions dans toute leur ampleur et je me mettais à pleurer.
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Esa noche intenté dormir pero el hambre me lo impidío. Di vueltas y vueltas hasta que un sonido de ultratumba me despertó, era un lamento indescriptible que parecía querer algo. Salí de casa al igual que todos en el pueblo y vimos el horror caminando desnudo. Un cadáver mutilado venía desde en cementerio gritando.
– DOOONDE ESTA MI PANZAA?… DOOONDE ESTA MI PANZAAA…?¡
Cette nuit-là, j’essayais de dormir mais la faim m’en empêchait. Je me tournais et me retournais jusqu’à ce qu’un cri me réveille, c’était une lamentation indescriptible qui semblait réclamer quelque chose. Je sortais de la maison comme tous les habitants du village et je voyais l’horreur marcher dénudée. Un cadavre mutilé venait du cimetière en hurlant.
 

– OÙÙÙÙ EST MON VENTRE?… OÙÙÙÙ EST MON VENTRE?¡

 

El cadáver caminaba con el vientre abierto y las entrañas colgándole por el agujero. Era evidente que le habían extraído el estómago. Retrocedimos al ver que se acercaba. Consulté sobre la aparición a don Genaro, a quien la situación debía parecerle graciosa ya que sonreía. Pregunté qué pasaba.

– No es obvio? Algún hambriento del pueblo fue al cementerio y le sacó la panza al muerto más fresco que encontró, para hacerse una ranguita seguramente. -dijo sonriendo con maledicencia.
– Alguien se comió la panza de un ser humano muerto? Eso no es posible, es canibalismo… Cómo puede ser que alguien haya hecho eso, cómo pensarlo siquiera?
– El hambre te obliga a hacer cosas terribles -dijo mientras me miraba como si supiera lo que había hecho con el cuy.
– Y ahora qué podemos hacer para detenerlo?
– Nada, encontrará a la persona que se haya comido su panza y le quitará la suya para reemplazarla, eso es un hecho.
Le cadavre marchait avec son ventre ouvert et ses entrailles pendaient dans le trou. Il était évident que son estomac avait été arraché. Nous nous retournions pour le voir approcher. Je me renseignais sur l’apparition auprès de Don Genaro que la situation faisait sourire. Je demandais ce qui se passait.
 
– N’est-ce pas évident? Quelques affamés sont allé au cimetière et ont pris le ventre du mort le plus récent qu’ils ont trouvé, pour faire certainement une ranguita (soupe épaisse faite avec une panse de vache), il sourit sournoisement.
 
– Est-ce que quelqu’un a mangé le ventre d’un homme mort? Ce n’est pas possible c’est du cannibalisme… Comment quelqu’un aurait-il pu le faire? Comment le penser?
 
– La faim vous oblige à faire des choses terribles, dit-il, en me regardant comme s’il savait ce que j’avais fait au cochon d’Inde.
 
– Et maintenant que pouvons-nous faire pour l’arrêter?
 
– Rien, vous trouverez la personne qui a mangé son ventre et l’emmènerez pour prendre sa place, c’est ainsi.
No se podía hacer nada, solo esperar una muerte más. Genaro nos indicó que debíamos hacer un círcula y esperar a que el condenado eligiera al responsable de su mutilación sacrílega.
On ne pouvait rien faire qu’attendre un mort de plus. Genaro nous dit que nous devions faire un cercle et attendre que le condamné désigne la personne responsable de sa mutilation sacrilège.
El cadáver se puso en medio del círculo avanzando tétricamente mientras todos temblábamos de miedo. Fijó su mirada en dirección de un aldeano. Fue Quilco quien retrocedió unos pasos ante la mirada incriminadora e imploró perdón de la condena.
– Perdón, -dijo Quilco llorando- tenía mucha  hambre, por favor…
Le cadavre se tenait au milieu du cercle et il s’avança, alors que nous étions tous tremblant de peur. Il regarda un villageois. C’était Quilco qui recula devant le regard incriminant en suppliant le pardon du condamné.
 
– Désolé, déclara Quilco en criant- J’avais très faim…
 
Antes de terminar la frase quedó paralizado, cuando el condenado lo señaló. Lentamente se acercó, le destapó el poncho y desgarró su camisa. Toco su vientre pareciendo reconocer algo en su interior, entonces abrió el abdomen de Quilco con las manos, mientras el campesino gritaba de dolor y todos observaban aterrados. El muerto sacó el estómago robado colocándolo en el hueco de su torso, luego se fue tan rápido como vino, mientras todos maldecíamos nuestra suerte.
Avant qu’il ne termine sa phrase il se paralysa, lorsque le condamné se rapprocha. Lentement, il le découvrit de son poncho et déchira sa chemise. Il toucha son ventre, semblant reconnaître quelque chose à l’intérieur, puis il l’ouvrit l’abdomen de Quilco avec ses mains, tandis que le paysan criait de douleur et que tout le monde le regardait avec terreur. L’homme mort prit son estomac volé dans le creux de son torse, puis il partit comme il était venu, alors que nous maudissions tous notre sort.
 
À suivre chapitre 17 : « La miqala », « La sorcière à la face maligne ».
logo fond noir petit Brigitte Crespo
 

 

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