Anasillage, Mille Routes et Ricochets vous convie dans un monde de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 20 : «La llegada de don Genaro», « L’arrivée de don Genaro ».

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit dans ce recueil de légendes. Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41 ; 4/J+45 ; 5/J+51 ; 6/J+55 ; 7/8 août ; 8/12 août ; 9/15 août ; 10/17 août ; 11/22 août ; 12/29 août ; 13/3 septembre ; 14/6 septembre ; 15/12 septembre ; 16/14 septembre ; 17/21 septembre ; 18/24 septembre ; 19/28 septembre.

https://anasillage.com/2017/07/06/j33actualitespacha-amour-et-sac-a-dos6-juilletrencontre-avec-la-legendeyawar-pampatierras-de-sangreedgar-w-sandoral-yugarchap-1el-camino-y-la-pampa/ « >chapitre 1 </h2>

https://anasillage.com/2017/09/28/28-09actualitesrencontre-avec-un-monde-de-legendeyawar-pampaedgar-w-sandoval-yugar-chap-19-el-ayu-supay-le-bebe-demoniaqueanasillage/ « >chapitre 19 </h2>

P1090157

Chapitre 20 : «La llegada de don Genaro», « L’arrivée de don Genaro ».

Cuando llegué al pueblo todos me vieron cargando el cuerpo de Liuca y comprendieron en el acto lo que había sucedido. Nadie preguntó nada, solo se volvieron y continuaron con sus tareas. Yo me irrité con la desidía del pueblo, dejé el cadáver en el suelo y comencé a gritar.

– Qué les pasa? Es que no se dan cuenta de que esto no es vida? Esperar a morir aquí no es digno de un hombre, es como ser ovejas que van mansamente al matadero¡ Esto es esperar morir nada más¡

Quand j’arrivais dans le village, ils me virent porter le corps de Liuca et ils comprirent aussitôt ce qui s’était passé. Personne n’a rien demandé, ils s’en sont retournés et ont poursuivi leurs tâches. J’étais irrité par le mépris du peuple, je laissais le cadavre sur le sol et je commençais à crier.

– Qu’ont-ils? Ne se rendent-ils pas compte qu’elle n’est pas en vie? Attendre de mourir ici n’est pas digne d’un homme, c’est comme un mouton qui va doucement au massacre¡ C’est attendre de mourir et rien de plus.

Mis gritos llamaron la atención de algunos, y al gritar la verdad que nadie se atrevía a decir, unos pocos comenzaron a escucharme, por lo que me sentí alentado a continuar con mi arenga.

– Podemos vivir mejor, podemos intentar huir.

– Pero nadie ha podido huir de este maldito lugar -dijo un aldeano- es imposible.

– No es imposible, yo sé cómo salir…

– Cómo se puede salir? -preguntó otro.

– Existen salidas, por el lago, el salar, la pampa y las montañas.

– Cómo sabes eso?

– Me lo dijo Anselmo.

– Pero Anselmo está muerto…

– Lo vi como un condenado y me lo dijo.

– Pero si volvió como condenado, como es que no te llevó con él al Mancaj Pacha?

– Don Genaro me dijo como escapar de él.

Mes cris ont attiré l’attention de certains, et quand j’ai crié la vérité que personne n’osait dire, quelques-uns ont commencé à poursuivre ma harangue.

– Nous pouvons vivre mieux, nous pouvons essayer de nous échapper.

– Mais personne n’a pu fuir cet endroit maudit, -a déclaré un villageois-, c’est impossible.

– Ce n’est pas impossible, je sais commet sortir.

– Comment pouvons-nous partir? -a demandé un autre-.

– Il y a des sortes, par le lac, le salar, la pampa et les montagnes.

– Comment le savez-vous?

– Anselmo me l’a dit.

– Mais, Anselmo est mort.

– Je l’ai vu comme un condamné, et il me l’a dit.

– Mais, s’il revient comme un homme condamné, pourquoi ne t-a-t-il pas emporté avec lui dans le Mancaj Pacha?

– Don Genaro m’a dit comment en échapper.

Todos callaron. Al parecer estaban conscientes de que Genaro sabía algo. John se acercó y me tomó del brazo.

– Come with me -dijo- Ustedes vuelvan a trabajar.

Tout est devenu silencieux. Apparemment, ils savaient que Genaro connaissait des choses. John s’est approché et a pris mon bras.

Nos fuimos a mi casa, entramos, se sentó en el piso y me dijo que hiciera lo mismo, entonces comenzó a hablar.

– Okay. Genaro es nuestro yatiri, but también es un ser bastante inusual, y también lo fue su llegada. So much, y hasta ahora no sabemos a ciencia cierta sus intenciones, por lo que no sabemos si lo que te dijo es verdad o mentira.

– A mí me pareció una mala persona inmediatamente después de conocerlo, pero aparte de eso, no sé a qué te refieres.

– You lo comprenderás ahora, con la historia de su llegada al pueblo.

Nous sommes allés chez moi, ils sont entrés, se sont assis sur le sol et m’ont dit de faire de même, puis j’ai commencé à parler.

– D’accord. Genaro est notre yatiri (chaman), mais il est aussi un être assez inhabituel, comme le fait de son retour. Depuis toujours et jusqu’à maintenant, nous n’avons pas la certitude de leurs intentions, alors nous ne savons pas si ce qu’il a dit est vrai ou faux.

Quitando su fuerte acento americano, fue más o menos esto lo que John me contó : « Un día llegó a Yawar Pampa un viejo de aspecto temible y portentoso. Era Bastante alto, sus ojos eran pequeños y parecían brillar malignamente desde sus cuencas hundidas en el rostro cobrizo. tenía las uñas largas y negras, las manos huesudas, y a pesar de ser flaco, podía notarse que tenía musculatura poderosa y un vigor físico fuera de lo común. »

Mis à part son fort accent américain, c’était plus ou moins ce que John a dit : « un jour, il est venu à Yawar Pampa un vieillard de belle apparence, et bien portant. Il était assez grand, ses yeux petits semblaient briller malicieusement de ses joues creusées dans un visage cuivré, de longs ongles noirs, des mains osseuses, et en dépit d’être maigre, on peut noter qu’il avait une musculature puissante et une force physique au-delà de l’ordinaire. »

Cuando llegó a Yawar Pampa los campesinos fueron a recibirlo, pero después de confrontarse con su temible aspecto corrieron asustados a sus casas, murmurando que un kharisiri había llegado al pueblo. Todos salieron armados de hondas y azadones para dar fin con la aparición, pero al ver al viejo comprendieron inmediatamente que se trataba de un hombre poderoso, pues traía una quinsacharaña  para castigar, un pututo para llamar a su gente, un bastón de mando ricamente tallado y un poncho de vicuña. Tal vez fuese un achachila, un mallku, o un yatiri poderoso. No podíamos determinar su procedencia, pues los extraños dibujos del poncho y del chulo eran desconocidos para todos en el pueblo.

Quand il est arrivé à Yawar Pampa, les paysans sont venus le rencontrer, mais après avoir vu sa redoutable apparence, ils ont couru, effrayés, à leurs maisons, en murmurant qu’un kharisiri (vampire) était arrivé dans le village. Tout le monde est sorti armé de frondes et de houes pour donner une fin à l’apparition, mais quand ils ont vu le vieil homme, ils ont immédiatement compris qu’il était un homme puissant, car il portait un quinsacharaña (un fouet de pouvoir), un pututo (corne de boeuf) pour appeler ses gens, un bâton richement sculpté et un poncho de vigogne. Peut-être que c’était un achachila (montagne antique de grand pouvoir à l’apparence humaine), un mallku (condor), ou un yatiri puissant. Nous ne pouvions pas déterminer son origine, car les desseins étranges du poncho et de la cape étaient inconnus pour tous.

No quedó más remedio que darle la bienvenida formal. Le ofrecimos coca, alcohol, cigarros y un poco de charque con chuño. Lo más extraño fue que no llegó perdido como todos, sino que dijo haber venido por voluntad propia. El desconocido agradeció fríamente el recibimiento e informo que se llamaba Genaro y que venía a reclamar la casa de Manuel, su hermano desaparecido hace mucho. Presentimos que la desgracia se cerniría sobre Yawar Pampa, pues sospechábamos que Manuel era un brujo maligno que murió por sus malas artes, transformándose en un condenado.

Il ne restait qu’à l’accueillir de façon formelle. Nous lui avons offert de la coca, de l’alcool, des cigares et un peu de charque (viande déshydratée) avec chuño (pommes de terre déshydratées). Le plus étrange, c’est qu’il ne s’était pas perdu comme tout le monde, mais il a dit qu’il venait de sa propre volonté. L’étranger a remercié l’accueil froidement et a dit que son nom était Genaro et qu’il était venu pour récupérer la maison de Manuel, son frère perdu depuis longtemps. Nous soupçonnâmes que le malheur entourerait Yawar Pampa, supposant que Manuel était un sorcier malin qui était mort de ses mauvais arts, transformé en un condamné.

A pesar del miedo que sentíamos, no pudimos hacer nada para evitar que el anciano tomara posesión de la casa abandonada y que se instalara en ella definitivamente. La choza permaneció intocada desde la desaparición de Manuel, pues nadie se atrevió a entrar en ella, ya que teníamos la certeza de que el maldito lugar eta la puerta al Mancaj Pacha. Teníamos esa creencia a causa de vagos gritos y lamentos que el viento traía entre susurros de las afueras del pueblo, desde el alejado y oscuro lugar donde quedaba la casa del antiguo yatiri.

Malgré la peur que nous ressentions, nous ne pouvions rien faire pour empêcher le vieil homme de prendre possession de la maison abandonnée et de s’y installer définitivement. La cabane était restée intacte depuis la disparition de Manuel, parce que personne n’avait osé entrer, puisque nous avions eu la certitude que la place était la porte du Mancaj Pacha (monde de dessous). Nous avions cette croyance en raison de vagues gémissements que le vent amenait entre les chuchotements venant de la périphérie de la ville, depuis un endroit lointain et sombre où était la maison de l’ancien yatiri.

Don Genaro no traía absolutamente nada consigo, ni siquiera un pequeño awayo para cargar provisiones. Eso causo algo de intriga. Todos los habitantes de Yawar Pampa anos preguntábamos cual sería el sustento del temible anciano, pues todas las bestias de don Manuel habían muerto a causa de las garrapatas y sus cultivos de papa y quinua fueron presa de la mala hierba. Don Genaro llegó en pleno invierno y sin bestia, por lo que se pensaba que pediría alimentos a los pobladores para sobrevivir, pero esto no sucedió. Nuevamente nos preguntamos cuál sería su sustento.

Don Genaro n’apportait absolument rien avec lui, ni même un petit awayo (tissu spécifique bolivien) pour porter des provisions. Cela était une cause pour nous intriguer. Tous les habitants anciens de Yawar Pampa se sont demandé ce qui serait le moyen de subsistance du vieillard redoutable, parce que toutes les bêtes de don Manuel étaient mortes à cause des tiques et ses cultures de pommes de terre et de quinoa étaient en proie aux mauvaises herbes. Don Genaro était arrivé au milieu de l’hiver et sans bête, alors on pensa qu’il demanderait aux villageois de la nourriture pour survivre, mais cela ne s’est pas produit. Encore une fois, nous nous sommes demandés qu’elle serait sa nourriture.

Lo más extraño fue que don Genaro no salió de la casa desde que llegó, tan solo las luces del fuego en algunas noches revelaba su presencia. Dos hechos insólitos se produjeron desde su llegada : una noche se escuchó a uno de los hombres muerto, con el pecho abierto y sin corazón.

Le plus étrange était que don Genaro n’avait pas quitté sa maison depuis son arrivée, seules les lumières du feu de quelques nuits révélaient sa présence. Deux événements inhabituels se sont produits depuis son arrivée : une nuit, l’un des hommes a été retrouvé mort, la poitrine ouverte et sans coeur.

Este hecho, por sí mismo, no nos habría causado tanta sorpresa, ya que estamos acostumbrados a fenómenos malignamente portentosos, pero el caso de la llegada del lari-lari y la muerte del aldeano, coincidía con la extraña putrefacción de la comida.

Ce fait seul, ne nous aurait pas surpris, car nous étions habitués à des phénomènes malins, mais le cas du lari-lari (chat malin) et la mort du villageois coïncidaient avec la putréfaction de la nourriture.

El primero en sufrir el fenómeno fue don Severino. Al recoger la thunta que tenía en el río, la encontró totalmente podrida, aun a pesar de que era el invierno más frío que recordaba y de que estaba correctamente colocada bajo el agua helada.

Le premier à souffrir du phénomène était don Severion. Quand il prit une thunta (pomme de terre séchée congelée) qui était dans la rivière, il la trouva totalement pourrie malgré l’hiver le plus froid dont il se souvenait, et elle était bien placée sous l’eau glacée.

Después de esto doña Santusa alborotó a todo el pueblo al informar a gritos que el charque que tenía guardado en su awayo se agusanó. Algunas mujeres dijeron que « la Santusa no sabía hacer bien el charque« , pero Anselmo tomó los hechos como evidentes señales de mal agüero. Esto fue ratificado cuando el jilakata encontró un cántaro de chicha podrido en su casa.

Après cela, dame Santusa dérangea la ville en criant que le charque qu’elle avait gardé dans sa maison s’était transformé en pierre. Certaines femmes déclarèrent que « la Santusa » ne savait pas bien faire le charque », mais Anselmo prit les faits comme des signes évidents de mauvais augure. Cela a été ratifié lorsque le jilakata (chef) trouva un pichet de chicha (boisson alcoolisée à base de maïs) pourri dans sa maison.

Luego el tostado apareció infestado de gorgojos en otra casa, y así, en poco tiempo y a lo largo de todo el pueblo, se dio la descomposición de los alimentos sin necesidad de que apareciera la miqala.

Ensuite, le tostado (aliment à base de maïs sec et salé) est apparu infesté de charançons dans une autre maison, et, en peu de temps et dans toute la ville, la nourriture a été décomposée sans qu’il soit nécessaire que la miqala apparaisse.

La situación fue tan grave que Anselmo se reunió con los afectados para poder solucionar el misterio y determinar que hacer. Lo primero que quedó claro fue que la primera casa afectada, la de don Severino, era vecina inmediata de la casa de don Genaro. la siguiente casa afectada era la que se sucedía en distancia y así, hasta que todo el pueblo se vio contaminado. Hubo otro factor que coincidió con esto, pues por lo menos uno de los habitantes de las casas afectadas tuvo pesadillas relacionadas a gatos la noche anterior al suceso.

La situation était si grave qu’Anselmo réunit les personnes affectées pour pouvoir solutionner le mystère et déterminer quoi faire. La première chose qui était claire était que la première maison touchée, celle de don Severino, était voisine de la maison de don Genaro. La prochaine maison touchée était celle qui succédait à distance et ce, jusqu’à ce que toute la ville soit contaminée. Il y avait un autre facteur qui coïncidé avec cela, car au moins un des habitants des maisons touchées avait des cauchemars liés aux chats la veille de l’événement.

El primero de los sueños fue el de don Severino, quien soño que se encontraba cerca del rio y que una imilla desconocida le hacía señales desde un remanso. Cuando se acercaba la imilla desaparecía tras una roca, y en su lugar se encontraba un grupo de gatos maullando. Él tenía sed, por lo que espantaba a los gatos que se encontraban junto al remanso y entonces, cuando ya casi se disponía a beber, la imilla desconocida le gritaba y desaparecía nuevamente tras la roca. Al ver de nuevo el agua percibía que estaba llena de asquerosos gusanos que nadaban de un lado a otro.

Le premier rêve était celui de don Severino, qui rêvait qu’il se trouvait près de la rivière et qu’une imilla (baleine) inconnue le pointait dans un remous. Quand il s’approcha, la imilla disparut derrière un rocher, et à sa place il y avait un groupe de chats. Il avait soif, alors il effraya les chats qui se trouvaient dans le remous, puis, quand il fut prêt à boire, la imilla inconnue cria et disparut à nouveau derrière le rocher. Quand il but à nouveau, il vit que la rivière était remplie de vers souillés qui nageaient d’un côté à l’autre.

El segundo sueño fue el de doña Santusa, quien soño que un pequeño supay subía sobre su pecho mientras dormía y la oprimía de forma sofocante. Ella solo podía ver la silueta del supay y sus brillantes ojos, entonces despertaba y veía que se trataba de un horrible gato sobre su pecho, maullando amenazadoramente. Doña Santusa quedaba petrificada con el miedo y cuando parecía que el gato iba a atacarla, despertaba nuevamente, esta vez en la realidad.

Le deuxième rêve était celui de dame Santusa, qui rêvait qu’une petite supay (déesse du Mancaj Pacha, monde de dessous) se levait sur sa poitrine pendant qu’elle dormait et l’opprimait en l’étouffant. Elle ne pouvait voir que la silhouette de la supay et ses yeux brillants, puis elle se réveilla et vit que c’était un horrible chat sur sa poitrine, miaulant et menaçant. Dame Santusa était pétrifiée de peur, quand il sembla que le chat allait l’attaquer, elle se réveilla, cette fois c’était la réalité.

El tercer sueño fue el de Anselmo, quien soño que un horrible y flaco gato negro entraba en su casa con la clara intención de atacarlo. El jilakata intentaba defenderse y el gato se prendía con garras y dientes de su mano derecha y no lo soltaba por más golpes que éste diera.

Le troisième rêve était celui d’Anselmo, qui rêvait qu’un chat noir hideux et maigre entrait dans sa maison avec l’intention claire de l’attaquer. Le jilakata (chef du village) essaya de se défendre et le chat attrapa de ses griffes et de ses dents sa main droite sans la libérer malgré le coup qu’Anselmo lui donnait.

Después de verificar estos y otros sueños decidimos vigilar la casa de don Genaro, a quien ahora considerábamos un brujo maligno. Infelizmente la vigilancia no produjo ningún resultado.

Après avoir vérifié ces rêves et d’autres, nous avons décidé de surveiller la maison de don Genaro, que nous considérions désormais comme un sorcier maléfique. Malheureusement, la surveillance ne produisit aucun résultat.

El yatiri nos sorprendió vigilándolo y nos dio una mirada despectiva. Después de eso los malos sueños de detuvieron y la comida dejó de podrirse.
Un tiempo después don Genaro comenzó a ayudar en algunos trabajos del pueblo y no pudimos relacionar con nada de lo sucedido,  sin embargo los cadáveres con el pecho abierto y sin corazón siguieron apareciendo de tanto en tanto. Ahora, después de tantos años, nunca hemos podido considerarlo uno de nosotros, aun a pesar de fungir como nuestro yatiri.

– We can’t confiar en los consejos de don Genaro.

– Con más razón -dije- si llegó sin perderse y por voluntad propia, debe saber algo. Hay que obligarlo a hablar.

– Il you deseas hacer eso it’s ok, do it alone, but no arrastres a la muerte a nadie más…

– Está bien, lo haré solo.

Le yatiri nous surprit à le surveiller et nous lança un regard méprisant. Après cela, les mauvais rêves s’arrêtèrent et la nourriture s’arrêta de pourrir. 

Quelques-temps plus tard, don Genaro commença à aider dans certains travaux de la ville et nous ne pouvions nous entretenir de ce qui s’était passé, mais les cadavres aux corps ouverts et sans coeur ont continué à apparaître de temps à autre. Maintenant, après tant d’années, nous ne sommes pas en mesure de désigner l’un de nous, même si cela se passe comme avec notre yatiri.

Se marchó y quedé absorto con mis pensamientos a respecto de don Genaro, el yatiri maligno, conocedor de la salida de Yawar Pampa.

Il est parti et j’ai été absorbé par mes pensées à propos de don Genaro, le diable yatiri qui connaissait la sortie de Yawar Pampa.

À suivre chapitre 21 : « El kharisiri » : « Le vampire ».

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s